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Etudes musicales, clavecin : Riccardo Mascia (biographie ici)

 

Le parole, i gesti, gli affetti

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Le recitar cantando ou la découverte de la récitation en musique aux origines de l'opéra.

Le monde de l'Italien baroque, caprices, folies et bizarreries, petits drames miniatures.

 

Depuis sa création, ce programme a été présenté dans la saison Perle Musicali in San Francesco à Pise, aux concerts de L’Istituto Mascagni à Livorno, à la Société des Amis de la Musique di Ginevra et au Festival Baroque de Valloire.

 

 

Un voyage aux origines de l’opéra : à la découverte de cette rencontre entre musique et récitation qui donna naissance à l’une des plus extraordinaires créations de la musique italienne. Langueurs amoureuses, amants rejetés et furieux, la saisissante actualité de l’époque du Lamento de Marie Stuart de Carissimi, pièce rare, et l’exploration de toutes les possibilités rhétoriques d’un clavecin qui « parle » et exprime affects et émotions au service du nouveau style. L’auditeur découvre un univers à la fois passionné et subtil, où l’âme humaine est mise à nu sans pudeur. Une théâtralité entière née du mariage du mot, du geste et du langage musical.  A la base de cette explosion de créativité se trouve l’idée que le texte, n’importe lequel, possède une musicalité en soi, une espèce de tracé sonore, résultat de la rencontre des phonèmes et de l’émotion généré par le contenu. L’éloquence, l’art de parler avec émotion et conviction, prévoit une « intonation » de la parole ; la musique peut amplifier la courbe de tension du discours, suggérer ralentissement, accélérations, atmosphères, arrêts. Les musiciens de l'époque cherchent ainsi à inventer et codifier les formules mélodiques et harmoniques qui créent une couleur émotionnelle et les appellent « affetti ». Notre programme immerge l'auditeur dans cette atmosphère de théâtralité totale qui est à l’origine de l’opéra. Des lamenti du XVIIè siècle au monde de la cantate du XVIIIè, une variation infinie sur les thèmes de la nostalgie, de l’absence, d’un passé révolu et/ou d'un paradis perdu dont l'âme se languit.

 

"Quando si canta con l'anima essa si esprime secondo il suo livello : eccellente ! E il clavicembalo, celestiale" Livre d'Or 2010


Les  pièces du programme

Sigismondo d’India  Intenerite voi, lagrime mie
(Palermo 1580- Modena 1629)

Bartolomeo Pesarino   Spasmo, s’io non ti veggo  (publ. 1615)

Girolamo Frescobaldi  Toccata X dal secondo libro
(Ferrara 1583- Roma 1653)

Giacomo Carissimi   Lamento in morte di Maria Stuarda
(Marino, Roma 1605- Roma 1674) en écoute sur la page media de ce site

Michelangelo Rossi   Toccata VII  en écoute ici
(Genova ?- Roma 1656)

Marc’Antonio Cesti    Addio Corindo… Vieni Alidoro (extrait de l'Orontea)
(Arezzo 1623- Firenze 1679)

Girolamo Frescobaldi   Cosi mi disprezzate, aria di Passacaglia   en écoute sur la page media de ce site

Alessandro Scarlatti   Lontan dalla sua Clori, cantata per soprano e basso continuo
(Palermo 1660- Napoli 1725)

Georg Friedrich Händel   Suite in sol minore, Ouverture, Andante, Allegro, Sarabanda, Gigue, Passacaille
(Halle 1685- Londra 1759)

Georg Friedrich Händel   E partirai, mia vita, cantata per soprano e basso continuo
 

Nous pouvons ajouter au programme ou interchanger :

 

Vincenzo Albrici (sec.XVII) Sull’arenoso lido, cantata di Didone   en écoute sur la page media de ce site

Il s’agit d’un morceau trouvé dans les archives de la National Gallery de Londres et transcrit par Riccardo, composé par un italien, très probablement de Rome, qui a passé toute sa vie professionnelle en Angleterre. Il témoigne de la présence et de la manière italienne dans les Iles Britanniques, mais il atteste aussi une présence « musicale » du mythe de Didon à Londres peu avant le célèbre opéra de Henry Purcell.

 

Georg Friedrich Haendel Lascia ch’io pianga, (extrait de Rinaldo)

parce que on a besoin d’écouter aussi les grands succès pour y (re)découvrir du coeur.

 

Barbara Strozzi Lagrime mie, cantate très raffinée composée à Venise par une célèbre “virtuosissima cantatrice”.

 

Sigismondo d’India Lamento di Olimpia, moins intensément dramatique que le Lamento di Maria Stuarda mais plus mélancolique et élégiaque.